#loveletters (extraits)

#loveletters (extraits)

#loveletters (extraits) 828 611 Sophie Pialet

Il y a les lettres qu’on envoie, celles qu’on garde pour soi, les mots qu’on n’oserait jamais dire à voix haute et puis il y a les mots qu’on attend…

 

 

 

 

Dis-moi ce qui nous lie, malgré tout ce qui nous sépare. Invente une nouvelle façon d’être nous puisque l’un sans l’autre ça ne marche pas.
Explique-moi comment te voler une nuit sans vouloir toutes les autres.

Puisqu’on a décidé mille fois sans réussir, puisque la distance ne sera jamais assez grande, ne perdons plus le temps qu’il nous reste.
Je préfère nous deux pour aujourd’hui seulement à tous les lendemain sans toi.

 

Dis-moi ce qui nous lie, malgré tout ce qui nous sépare. Invente une nouvelle façon d’être nous puisque l’un sans l’autre ça ne marche pas.
Explique-moi comment te voler une nuit sans vouloir toutes les autres.

Puisqu’on a décidé mille fois sans réussir, puisque la distance ne sera jamais assez grande, ne perdons plus le temps qu’il nous reste.
Je préfère nous deux pour aujourd’hui seulement à tous les lendemain sans toi.

 

 

J’ai lu et relu ton message.
Un concentré de toi en trois phrases.
Qui provoque par le seul fait d’être là et ne demande pas de réponse. Qui donne le vertige puis me repose au sol, dans le même temps.

Ces quelques mots qui disent qu’à l’autre bout de ma vie, tu veilles et tu sais. Comme toi ils suggèrent la tendresse sans l’énoncer, ils jouent avec nos souvenirs.
Ils ouvrent une porte et la referment aussitôt.

Entre tes lignes il y a des doutes et des questions muettes.
Je voudrais les entendre de ta bouche et que tu lises la réponse dans mes yeux.
Elle se passe de mots.

 

 

Encore un été à proclamer qu’à l’automne je n’y penserai plus. C’est toujours là, vivant même dans l’absence. Après le silence et l’oubli forcé, avant le désir qui revient intact, et ce lien inexplicable, un manque qui n’en finit pas de nous rattraper.

J’ai l’impression d’avoir passé plus de temps à essayer de quitter cette histoire qu’à la vivre.
Je vois le chemin parcouru, celui où j’ai « gagné ma place », alors que je la cherche toujours. J’aimerais qu’elle me suffise, j’aimerais te suffire.
Mais je suis celle que tu ne choisis pas.

Tant de semaines sans toi. Il m’arrive de compter les jours.
La colère est partie depuis longtemps, le pire s’efface doucement, le meilleur revient plus souvent.
Tu n’as jamais pris autant de place que depuis que tu n’es plus là. Le plus dur c’est maintenant. Te chasser de mes pensées est un travail de chaque instant. Épuisée de lutter, prête à céder, pour un mot de toi, pour un moment de nous, je pourrais plonger, encore.
Ton silence et ma mémoire me sauvent. Le souvenir de la brûlure retient ma main loin du feu. Loin de toi.
Pour combien de temps encore ?

Viens vite, prends des avions et des trains, laisse le reste derrière et viens.
C’est ici que la vie vaut la peine, c’est maintenant que s’arrête l’absence de nous.
Je veux qu’on se retrouve avant de se perdre, avant de dire « il est trop tard ».
Je veux te voir avancer vers moi, revivre ces dix secondes qui me coupent le souffle avant de le retrouver dans tes bras.
Je veux ton sourire qui me reconnait, ta voix à mon oreille et ta main qui m’emporte.
Tu ne me raconteras pas tous tes voyages, je ne te dirai pas ce que j’ai fait pour t’oublier.
Reviens bousculer mes journées et mes nuits, je trouverai les mots pour inventer la suite.

Je t’ai fui quand c’est de moi dont j’avais peur. La même peur qui m’a retenue de t’écrire, plus forte que l’envie de le faire. Cent fois j’ai cherché les mots, cent fois j’ai renoncé.

J’attendais d’être apaisée, j’attendais que ton visage s’estompe dans ma mémoire. Je crains que ce jour n’arrive jamais.
Je n’ai toujours pas trouvé les mots pour répondre aux tiens. Je n’ai que des photos où tu n’es pas, mille questions que je n’ai pas pu te poser et tellement de jours sans toi à te raconter. Je te les garde.

Quand tu n’es pas avec moi, j’écris parfois pendant que je t’imagine dormir. Comme si tu étais là. Je ne te réveille pas, mais tu me lis quand tu ouvres les yeux, à l’autre bout de la distance qui nous sépare. Les mots sont posées, le sommeil peut m’emporter.

Quand tu es là, que ces premiers mots du réveil sont toujours : « est-ce que tu as dormi un peu ? » Non.
Je dormirai quand tu ne seras plus là pour me faire ressentir, quand je n’aurai plus rien à écrire. Quand les jours ne seront qu’une suite d’heures à remplir.
J’essaye d’inventer de nouvelles façons de te raconter. Pour que les histoires prennent vie j’ai besoin de toi, pour imaginer la suite, il faut que tu existes.

Et je sais qu’en ce moment, où que tu sois, tu me lis et tu souris.

Je le photographiais de dos sur la plage ou dans la rue, juste pour la mémoire de sa carrure, de son allure.

Il gardait un souvenir de chaque moment passé ensemble : une carte postale, un livre, une photo de moi, rarement de nous. J’ai encore ces photos volées d’un fragment de lui, figé dans le temps. Elles racontent une histoire, autant que les mots.

L’enthousiasme des débuts porte une poésie qui ne devrait pas ternir les désillusions de la suite.
Je regarde ces images et je m’en souviens.

Je ne sais pas quand la douleur est la plus grande. Quand tes mots viennent  me troubler ou quand tu me manques ? J’ai choisi le manque, pour pouvoir le combler. Tes mots ne font que rouvrir la blessure.
Rien de ce que tu pourras dire n’effacera ce que tu as caché.
Rien de ce que nous pourrions vivre ne sera plus beau que ce que nous avons perdu.

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