Comme une halte dans ma journée, un entre-deux, juste quelques minutes.
Pas pour te demander quoi que ce soit, juste pour t’entendre.
Parce que ta voix remettrait de l’ordre dans ce qui s’agite.
Parce que ton assurance, ta manière de croire en moi, me rappelleraient pourquoi je fais les choses.
Je voudrais t’écouter parler, et puis t’écouter te taire, ce silence doux que tu garderais quand tu m’entendrais glisser entre les mots.
Tu reconnaîtrais mes doutes à ma respiration, bien avant que je trouve le courage de les nommer.
Et quand la conversation s’achèverait, l’air aurait changé. Tu n’aurais presque rien dit, et pourtant tout irait mieux.
Je te dirais merci à mi-voix, avant de reprendre ma route.
Et peut-être que tu entendrais, dans ce merci, l’envie discrète d’une prochaine fois.
Si tu décrochais…