Fragments

  • Chambre 32

    Prendre un train pour toi.Pas pour la ville, pas pour l’hôtel, pas pour le reste.Juste pour toi.Autant d’heures de trajet que de minutes volées, et qu’importe. Tu es déjà là quand j’arrive.La pluie m’accueille en rafale, retourne mon parapluie, trempe mes cheveux, brouille ma vue.Je presse le pas comme si chaque goutte me volait un…

  • Ne plus attendre

    Je ne veux plus attendre.Je ne veux plus temporiser. Je veux dire que tu me manques, même si on vient à peine de se quitter. Écrire que c’était bon de te voir, et le répéter parce que c’est vrai. Je veux te dire que mon cœur se retourne quand ton nom s’allume sur mon téléphone,…

  • Une rencontre comme celle-là

    Une rencontre comme celle-là… on ne la laisse pas sur le bord du chemin. Je le savais. Je l’ai su dès la première seconde. Avec toi, j’ai revécu des premières fois, comme une seconde chance. J’ai autant aimé l’euphorie des débuts que la promesse que cela puisse durer. Ce ne sont jamais les premières fois…

  • Retrouvailles dans un hall de gare

    Je ne l’ai pas vu tout de suite. C’est mon prénom, lancé derrière moi par une voix encore installée dans ma mémoire, qui m’a arrêtée net.Je me retourne, et il est là. Même posture, même façon de me regarder comme si rien n’avait vraiment bougé, sauf nous.Le hall de gare devient plus petit d’un coup,…

  • Je voudrais entendre ta voix

    Comme une halte dans ma journée, un entre-deux, juste quelques minutes.Pas pour te demander quoi que ce soit, juste pour t’entendre.Parce que ta voix remettrait de l’ordre dans ce qui s’agite. Parce que ton assurance, ta manière de croire en moi, me rappelleraient pourquoi je fais les choses.Je voudrais t’écouter parler, et puis t’écouter te…

  • Saint Valentin

    Souviens-toi du 14 février. Un joli jour pour se rencontrer. Il faisait un soleil presque insolent pour un jour d’hiver. On essayait de ne pas prêter attention aux cœurs accrochés aux vitrines, aux bouquets que certains serraient contre eux comme des preuves à rapporter. On marchait comme si ce jour n’avait rien de particulier. Comme…

  • À la première note

    Il y a des chansons que je ne peux plus approcher. Je les contourne comme on contourne une rue trop étroite, trop empreinte de ce qui n’existe plus, où l’on sait qu’un seul pas pourrait suffire à tout faire basculer. Et pourtant, parfois, dans un café, dans une voiture, ou au milieu d’une boutique innocente……