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Réponds à tous les pourquoi
Prenons un café, un verre, un dîner.À Paris, à Rome ou en bas de ta rue. Le décor n’a aucune importance. Une table, deux chaises, et entre nous cette distance de rien du tout, celle qu’il faut pour se regarder sans avoir à tendre la main. Parlons-nous une heure ou toute une nuit, avec des…
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La mauvaise route
Je me suis perdue sur une route que je ne connaissais pas. Perdue dans mes pensées, j’ai raté une sortie, ou pris à gauche au lieu de prendre à droite, je ne sais plus. Je sais seulement qu’à un moment le paysage m’a semblé familier, et que je ne me suis pas demandé pourquoi. Il…
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Tu me connais
Il n’y a que toi qui saches qui je suis. Tu ne sais plus rien de mes jours, ni de mes matins, ni des gens qui les traversent, et pourtant tu me connais encore. Tu me lis là où les autres ne déchiffrent rien, là où je ne sais pas me lire moi-même. Peut-être depuis…
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Paris la nuit
Je ne fais que passer. Quelques jours, un sac léger, une chambre qui n’est pas la mienne, une ville que j’ai quittée et qui ne m’attendait pas. Les pavés brillent encore de la pluie de fin d’été, et je marche en me laissant porter par l’idée que tu es peut-être là, quelque part, toi aussi…
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Chronique de l’été – version complete
1 – Le coup de fil Il est tôt. Une de ces heures silencieuses, juste avant que la journée ne commence. Personne n’appelle à cette heure-là. C’était l’heure, pourtant. Celle où tu appelais, autrefois, parce que tu savais que je serais debout et que personne d’autre ne le serait. On parlait bas sans raison. On…
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Au creux de mon poignet
Ton parfum sur un présentoir, alors que je cherchais autre chose.Reconnaître la bouteille avant même le nom, sa forme dans la lumière des néons.Hésiter à peine, puis prendre le flacon. Je le fais avant chaque départ, dans chaque aéroport : m’arrêter une seconde, respirer, reposer, avancer vers la porte d’embarquement.Une seconde volée entre deux annonces,…
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Chambre 32
Prendre un train pour toi.Pas pour la ville, pas pour l’hôtel, pas pour le reste.Juste pour toi.Autant d’heures de trajet que de minutes volées, et qu’importe. Tu es déjà là quand j’arrive.La pluie m’accueille en rafale, retourne mon parapluie, trempe mes cheveux, brouille ma vue.Je presse le pas comme si chaque goutte me volait un…