Fragments

  • Merci

    Merci pour ce que nous avons été. Merci pour ton regard. Chargé d’admiration, de connivence. Tu m’as vue plus douce que je ne me crois et je t’ai vu sûrement plus beau que tu n’es. Tu répondais à ce que je n’osais pas demander, tu m’as autorisé à tout vivre avec toi.Merci pour le vertige….

  • L’homme des premières fois

    Je repense à cette femme qui n’avait jamais cru au coup de foudre, qui se méfiait des emportements. Elle avait rangé ses rêves de perfection dans un coin discret de sa vie, en les prenant pour des exigences un peu naïves. Et puis il y a eu toi. Elle est tombée amoureuse de ta folie,…

  • Les échos finissent par se taire

    À toi qui partages ses matins, ses doutes, ses silences. Cette fois ces mots sont pour toi. Tu crois parfois que je suis une ombre, un passé qui insiste. Mais je ne suis qu’un écho. Et les échos finissent par se taire.N’essaie pas de comprendre ce que nous étions, quelle était ma place ou si…

  • Les années passent et tu changes

    Les années passent et tu changes… J’ai rencontré un jour un homme. Volubile et impatient, solaire et séduisant, ton sourire était une lame de fond qui emportait tout sur son passage. Tu courais, comme pressé de vivre, vite, loin. Tu étais un cyclone à toi tout seul. Au début d’une nouvelle page de ton histoire,…

  • Je serai toujours là pour toi

    Tu ne m’as pas assez aimée hier pour me détester aujourd’hui.Tu ne m’as jamais blessée au point que je puisse te haïr. Nous ne nous sommes pas assez déchirés pour nous effacer du reste de nos vies. Mais il y a eu assez. Assez d’affection pour ne pas devenir étrangers. Assez de sincérité dans nos…

  • Une journée avec toi

    C’était un pari idiot, comme ils le sont un peu tous. Et contre toi je partais perdante.L’objet du pari importait peu, l’enjeu c’était le gage. Le gagnant aurait le droit de demander à l’autre ce qu’il voulait, et l’obtiendrait. J’avais choisi mon vœu : une journée avec toi. 24 heures où tu dirais « oui…

  • Endormie sur le banc

    Je me suis réveillée tôt, dans le silence de mon bout du monde. Ici, la porte de la maison reste ouverte. On n’y frappe pas par hasard.Il faut vouloir prendre ce chemin pour me trouver. Et ce matin, je n’attends personne. Je sors m’allonger sur le banc en pierre, j’écoute le vent dans les arbres,…