Newsletter du printemps

Chère lectrice, cher lecteur,

Mai arrive doucement, comme toujours.

Les jours s’allongent. On sort plus tôt, on rentre plus tard. Il y a quelque chose dans l’air de mai qui ressemble à une promesse sans destinataire précis.

Ce mois-ci, j’ai beaucoup écrit sur les retours.
Pas les grandes retrouvailles, non. Les petits retours involontaires : une gare qui ressemble à une autre, un square où l’on s’assoit sans l’avoir décidé, un immeuble devant lequel on passe comme si les pieds savaient encore. J’ai mis des mots sur ces chemins que le corps prend seul, vers les endroits qui ont compté.

Deux textes sont nés de ça ce printemps. L’appartement, d’abord, qui est la tentative de rendre visite à ce qui n’existe plus, et De gare en gare, une lettre écrite dans les halls, à l’heure des départs.

Je ne sais pas si vous reconnaissez ça. Cette façon qu’ont les lieux de garder la trace des gens, longtemps après.

Pour recevoir le texte inédit du printemps, inscrivez-vous à la newsletter: https://sophiepialet.fr/newsletter/

Merci d’être là.

À bientôt,

Sophie

Publications similaires

  • À la première note

    Il y a des chansons que je ne peux plus approcher. Je les contourne comme on contourne une rue trop étroite, trop empreinte de ce qui n’existe plus, où l’on sait qu’un seul pas pourrait suffire à tout faire basculer. Et pourtant, parfois, dans un café, dans une voiture, ou au milieu d’une boutique innocente……

  • La même seconde

    Être dans les bras d’un homme et penser à toi. Je me déteste pendant cette seconde, juste avant que cela ne disparaisse. J’ai presque oublié ton visage mais pas ce que je ressentais en le regardant. Mon corps n’a plus la mémoire du tien mais il sait encore qu’il suffisait de ton souffle pour l’emporter….

  • Pas un seul jour

    Je ne sais pas exactement quand ça a commencé. Un geste, ou cette façon que tu as eue d’attraper la lumière sans même t’en rendre compte. Je t’ai vu avant de comprendre, et déjà quelque chose en moi s’était déplacé. Depuis, il y a cette parenthèse que nous avons créée sans en parler. Ce temps…

  • Saint Valentin

    Souviens-toi du 14 février. Un joli jour pour se rencontrer. Il faisait un soleil presque insolent pour un jour d’hiver. On essayait de ne pas prêter attention aux cœurs accrochés aux vitrines, aux bouquets que certains serraient contre eux comme des preuves à rapporter. On marchait comme si ce jour n’avait rien de particulier. Comme…

Laisser un commentaire