Newsletter du printemps

Chère lectrice, cher lecteur,

Mai arrive doucement, comme toujours.

Les jours s’allongent. On sort plus tôt, on rentre plus tard. Il y a quelque chose dans l’air de mai qui ressemble à une promesse sans destinataire précis.

Ce mois-ci, j’ai beaucoup écrit sur les retours.
Pas les grandes retrouvailles, non. Les petits retours involontaires : une gare qui ressemble à une autre, un square où l’on s’assoit sans l’avoir décidé, un immeuble devant lequel on passe comme si les pieds savaient encore. J’ai mis des mots sur ces chemins que le corps prend seul, vers les endroits qui ont compté.

Deux textes sont nés de ça ce printemps. L’appartement, d’abord, qui est la tentative de rendre visite à ce qui n’existe plus, et De gare en gare, une lettre écrite dans les halls, à l’heure des départs.

Je ne sais pas si vous reconnaissez ça. Cette façon qu’ont les lieux de garder la trace des gens, longtemps après.

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Merci d’être là.

À bientôt,

Sophie

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