Les échos finissent par se taire

À toi qui partages ses matins, ses doutes, ses silences. Cette fois ces mots sont pour toi.

Tu crois parfois que je suis une ombre, un passé qui insiste. Mais je ne suis qu’un écho. Et les échos finissent par se taire.
N’essaie pas de comprendre ce que nous étions, quelle était ma place ou si j’ai eu un rôle. Je n’ai que mes souvenirs à sauver, tu as sa main dans la tienne et les matins qu’il ne m’a pas donnés.
Mais laisse-moi te dire ceci :
Sois là, vraiment. Pas avec la peur de me lire ou de me deviner. Sois là, parce que lui aussi se perd, et qu’il a besoin d’une main solide plus qu’un cœur en alerte.
Aime-le sans surveiller. Aime-le sans compenser. Aime-le parce qu’il est beau dans ses absences comme dans ses élans.
Je n’attends plus son retour, ni ses regrets. Seulement le calme.
Mais parfois, je l’écris encore. Parce que c’est ma façon de respirer. Pas de l’attirer. Pas de le reprendre. Seulement pour faire la paix avec ce qu’il reste.

Ce qu’il te donne, il ne me l’a jamais promis.
Vous êtes maintenant. Je suis ailleurs.
Mais n’oublie pas : il t’a choisie.
Pas par défaut. Pas par lassitude.
Par envie. Et il recommence chaque matin.

Alors cesse de chercher des preuves dans mes phrases.
Tu as déjà sa présence. C’est plus que ce que j’ai jamais eu..

Publications similaires

  • Chambre 32

    Prendre un train pour toi.Pas pour la ville, pas pour l’hôtel, pas pour le reste.Juste pour toi.Autant d’heures de trajet que de minutes volées, et qu’importe. Tu es déjà là quand j’arrive.La pluie m’accueille en rafale, retourne mon parapluie, trempe mes cheveux, brouille ma vue.Je presse le pas comme si chaque goutte me volait un…

  • Ces mots-là

    Tu les lis, je crois. Ou alors j’aime penser que tu les lis. Ces mots d’avant. Le matin peut-être, avant que la journée prenne toute la place. Ou le soir, ton téléphone posé sur la table de nuit, repris une fois, encore une fois. Dans quel silence tu te retrouves, à cette heure-là. Si quelqu’un…

  • De gare en gare

    De train en train, toutes les gares se ressemblent. Tu n’es dans aucune. Je t’ai connu si voyageur qu’à chaque voyage je pense te croiser. Mais je ne connais plus ta vie et le hasard n’est pas en ma faveur. Avant, tu étais partout. C’était presque une certitude de te deviner quelque part, dans un…

Laisser un commentaire