Une rencontre comme celle-là

Une rencontre comme celle-là… on ne la laisse pas sur le bord du chemin.

Je le savais. Je l’ai su dès la première seconde. Avec toi, j’ai revécu des premières fois, comme une seconde chance.

J’ai autant aimé l’euphorie des débuts que la promesse que cela puisse durer. Ce ne sont jamais les premières fois les plus difficiles, c’est la centième, quand elle a encore la saveur de la première. Celles-là, nous ne les verrons pas.

Parce que tu m’avais dit que nous ne ferions jamais rien à moitié, je me suis battue. J’ai choisi de rester, de tenter, d’espérer, d’y croire jusqu’au bout. Malgré tes reculs, tes absences et ma propre distance. Mais on ne construit pas avec quelqu’un qui veut l’absolu sans traverser le réel. Tu voulais le sublime sans la poussière, le rêve sans le quotidien, la lumière sans le matin gris.

Moi, je voulais simplement être là, vivante, aimante, humaine. Je t’ai offert la confiance, maladroite parfois, écorchée souvent. Je t’ai laissé voir mes peurs, mes manques, mes contradictions.

Mais quand la douleur revient, c’est que tout cela ne suffit plus. Ce soir, j’ai relu nos mots, tes “pas assez”, mes “trop”. Et j’ai compris : il ne s’agissait pas de mesure, mais de regard. Le tien s’est détourné. Le mien, malgré lui, continue de chercher le tien. J’aurais voulu que l’on se rencontre vraiment, pas une idée de “nous”, pas un rêve, mais nous. Avec nos silences, ta faim d’amour, ma peur d’être trahie et ma manière d’aimer jusqu’à la transparence.

J’aurais voulu qu’on apprenne nos différences, qu’on les apprivoise, qu’on les transforme en tendresse. Mais tu ne le voulais pas vraiment.

Je garde en moi ton sourire, ton souffle, ta folie douce. Je sais que certaines histoires n’ont pas dit leur dernier mot, elles attendent simplement le bon moment pour reprendre leur souffle.

Publications similaires

  • Tu me connais

    Il n’y a que toi qui saches qui je suis. Tu ne sais plus rien de mes jours, ni de mes matins, ni des gens qui les traversent, et pourtant tu me connais encore. Tu me lis là où les autres ne déchiffrent rien, là où je ne sais pas me lire moi-même. Peut-être depuis…

  • La mauvaise route

    Je me suis perdue sur une route que je ne connaissais pas. Perdue dans mes pensées, j’ai raté une sortie, ou pris à gauche au lieu de prendre à droite, je ne sais plus. Je sais seulement qu’à un moment le paysage m’a semblé familier, et que je ne me suis pas demandé pourquoi. Il…

  • Paris la nuit

    Je ne fais que passer. Quelques jours, un sac léger, une chambre qui n’est pas la mienne, une ville que j’ai quittée et qui ne m’attendait pas. Les pavés brillent encore de la pluie de fin d’été, et je marche en me laissant porter par l’idée que tu es peut-être là, quelque part, toi aussi…

  • L’intimité

    D’abord il y a les mots. Cette façon de s’écrire, d’aller à l’important, sans les banalités. Presque pas de « bonjour », pas de « comment ça va ? ». Nous nous connaissons assez pour ça. Les années ont passé depuis que nous nous sommes rencontrés, mal aimés, jamais perdus de vue, jamais vraiment retrouvés….

  • Ne plus attendre

    Je ne veux plus attendre.Je ne veux plus temporiser. Je veux dire que tu me manques, même si on vient à peine de se quitter. Écrire que c’était bon de te voir, et le répéter parce que c’est vrai. Je veux te dire que mon cœur se retourne quand ton nom s’allume sur mon téléphone,…

Laisser un commentaire